Refusé lors du test d’admission générale en maternelle

Refusé lors du test d’admission générale en maternelle

Une fillette de 4 ans ne pourra pas fréquenter la même école publique que son frère aîné après avoir rejeté le programme d’éducation internationale offert à tous les élèves de cette école. Ses parents jugent la situation “inacceptable”.

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Sabrina Ouellet et Louis-Michel Langevin habitent à moins de 200 mètres de l’école Monseigneur-Robert, située dans le quartier Beauport de Québec.

Leur fils Benjamin, qui est en CE2, s’y rend tous les matins.

Pour être acceptés, tous les élèves de cette école qui offre le programme d’éducation internationale doivent réussir le processus de sélection, contrairement aux autres écoles publiques qui offrent la même éducation à tous les élèves du quartier.

En décembre, Mme Ole a emmené sa fille Frédéric à l’école afin qu’elle puisse participer à une “activité de choix” d’environ une heure, dans le but d’être acceptée à la maternelle l’année prochaine.

Quelques semaines plus tard, la mère apprend que sa fille est rejetée à cause de son comportement et de ses résultats en mathématiques.

Pour les parents, la surprise est totale. Lors de l’inscription de leur fils, on leur a dit que des places étaient réservées aux frères et sœurs des élèves déjà inscrits.

Et l’institutrice de leur fille – une enfant de 4 ans en maternelle dans une autre école – n’a que du bien à dire sur elle.

“Ma fille veut aller dans la même école que son frère l’année prochaine, qui est de l’autre côté de la rue, mais elle ne peut pas. Comment expliquer cela à un enfant de quatre ans ?”, déclare Sabrina Ole.


Québec

Pas seulement pour le quartier

La mère dénonce la procédure comme “arbitraire” car le processus de sélection n’a pas été le même pour ses deux enfants, a-t-elle dit.

Elle ajoute qu’une telle “discrimination” n’a pas sa place dans une école primaire publique qui devrait être accessible aux élèves du quartier.

Au Centre de services Première-Seigneuries, il est indiqué que les places sont données en priorité aux frères et sœurs, mais seulement après que les frères ou sœurs cadets ont réussi l’examen.

Le Centre de services scolaire a choisi d’offrir ce programme spécial à tous les élèves du Territoire en raison du grand intérêt des parents, a expliqué son secrétaire général, Martin Chouinard.

Le nombre de candidatures pour ce programme est le double du nombre de places disponibles.

“A partir du moment où, en tant que parent, je choisis d’inscrire mon enfant dans un programme particulier, vous devez être conscient qu’il est possible qu’un autre enfant de la même famille ne soit pas accepté. Les règles ont été très bien expliquées”, explique Mme .Chouinard.

Une condition de plus en plus rare

Les écoles publiques qui réussissent les examens d’entrée en maternelle pour le Programme d’éducation internationale se font de plus en plus rares, selon la SÉBIQ, l’organisme qui accrédite et soutient les écoles québécoises où cette formation est dispensée.

À l’origine, le programme d’éducation internationale a été conçu pour être proposé à tous les étudiants, sans sélection, conformément à cette organisation.

Pratique juridique selon le ministère de l’Éducation

Les tests d’admission à la maternelle dans une école publique du Québec sont conformes à la Loi sur l’instruction publique (LIP), selon le ministère de l’Éducation.

C’est ce que l’on peut lire dans un mail envoyé à Sabrina Ole, la maman du petit Frédéric, après qu’elle ait porté plainte à ce sujet.

Une école publique qui impose des critères d’admission à tous ses élèves pour un projet éducatif particulier doit avoir obtenu l’agrément ministériel lui permettant d’obtenir le statut d’école à vocation spécifique, en vertu de l’article 240 de la Loi sur l’instruction publique.

structure unique

Ce n’est pas le cas de l’école Monseigneur-Robert de Beauport.

Cependant, cet établissement fait partie de l’École de l’Harmonie, une structure administrative qui comprend également l’École Saint-Édouard, un autre bâtiment situé à 1,6 kilomètre où est offert le programme régulier.

En général, il est permis d’offrir un programme sélectif privé dans une école publique pourvu que le programme régulier y soit également offert et accessible à tous.

Sur le plan administratif, l’Édifice Monseigneur-Robert et l’Édifice Saint-Édouard font partie de la même école, l’École de l’Harmonie, rendant ce type de pratique légale, selon le ministère de l’Éducation.

La Petite Frédérique est donc acceptée à l’École de l’Harmonie, mais au programme régulier du Pavillon Saint-Édouard.

“passer”

Ses parents y voient un stratagème administratif pour rendre la pratique compatible alors ils doutent de lui.

Ils espèrent rallier d’autres familles du quartier pour que cette école redevienne une école de quartier, comme c’était le cas lorsque Louis-Michel Langevin s’y promenait tous les matins quand il était jeune.

De son côté, le Centre de services Premières-Seigneuries répond que les parents peuvent décider d’envoyer leurs enfants à Saint-Édouard, au programme régulier, s’ils veulent les fréquenter dans le même établissement.

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