Ingénieur informaticien : Face à des besoins énormes, l’école travaille dur – Economie

Ingénieur informaticien : Face à des besoins énormes, l’école travaille dur – Economie



La notice est simple. D’ici 2030, les entreprises françaises devront embaucher 190 000 ingénieurs en informatique, selon les prévisions de Darice. En raison d’un grand nombre de départs à la retraite mais surtout des besoins croissants en intelligence artificielle dans tous les secteurs économiques.

La profession au sommet continuera à faire face à des difficultés de recrutement, compte tenu du manque de 10 000 ingénieurs formés chaque année en France au numérique. Pour autant, il ne manque pas d’attractivité : après les compétences, il y a les salaires des jeunes diplômés. “En moyenne 41 000 euros pour promouvoir 2020, un an après la sortie de l’école”, confirme Mark Fodel, directeur de l’Isen dont le taux d’insertion en troisième cycle reste à 98%, année après année. Les salaires ont augmenté ces derniers mois.

Double Efficacité

Ayant pris du retard sur ses voisins européens, la France doit accélérer les choses. La question de la compétitivité des entreprises qui utilisent de plus en plus l’analyse de données et l’intelligence artificielle.

En 2014, Isen a entamé un virage dans la formation de ses étudiants. Pour son directeur, il ne s’agissait plus seulement de former des ingénieurs informaticiens ” mais, par le biais des sciences et technologies du numérique, pour tous les secteurs d’activité. Après s’être lancée sans aucune transition dans le domaine de l’énergie, à la demande de Thales, l’école a doublé les cursus jusqu’à l’ouverture d’une formation dédiée au génie agricole et au numérique, pour laquelle un nouveau local ouvrira à Brest, à terme à partir de 2023, sur une surface de 1 700 mètres carrés, dédiée, rue du Pr Langevin.

5 à 40% de filles

Cette double compétence se traduit par une évolution marquée de la formation des ingénieurs. S’ils consacraient auparavant toutes leurs études au développement logiciel ou au big data, le numérique représente désormais un tiers de l’enseignement.

L’évolution a favorisé la mixité des étudiants. Mais la scolarisation n’a pas seulement augmenté de 5% à 40% des filles. Il a triplé en dix ans pour atteindre 1 200 élèves, dont 830 élèves sur le site historique de Brest. Après avoir ouvert une antenne à Nantes en 2017, où un nouveau bâtiment a vu le jour en juillet dernier, l’Isen se développe également fortement à Caen (Calvados) où les collectivités locales ont investi 25 millions d’euros dans la filière, du fait des embauches régionales. 400 élèves supplémentaires rejoindront l’école à la rentrée prochaine.

Réduire les frais de scolarité

Si l’accès à un emploi qualifié et bien rémunéré est garanti, l’obstacle à l’orientation vers la formation est avant tout financier. “Entre 3.000 et 6.000 euros par an”, confirme le proviseur de l’école privée conventionnée. Après cela, les étudiants peuvent choisir un programme travail-études et commencer à payer.

Ce premier pas vers l’emploi doit être considéré, pour Marc Faudel, comme un moyen de financer ses études. L’allocation mensuelle de 1 900 €, perçue au cours de la cinquième année de formation en alternance et d’études, permet aux futurs ingénieurs de payer les frais de scolarité avant d’entrer dans la vie active.

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