[Enquête] Signalement des infractions dans les écoles : les écoles ne sont pas équipées pour traiter les plaintes

[Enquête] Signalement des infractions dans les écoles : les écoles ne sont pas équipées pour traiter les plaintes

La mauvaise gestion des dénonciations d’élèves dans certains lycées a défrayé la chronique ces derniers mois. Des projets de loi sont actuellement à l’étude pour améliorer l’organisation du processus de plainte. Après avoir déposé une plainte contre l’école Vanguard, devoir Consultez des experts pour analyser la situation.

« Il y a des principes auxquels on ne peut déroger et ils sont clairs », affirme Martin Maltes, professeur spécialisé en administration scolaire à l’Université du Québec à Rimouski. M. Maltais croit que la direction de l’école devrait éviter d’exclure un élève et n’utiliser cette option qu’en dernier recours. ” Il dit.

«Retirer un enfant d’un milieu scolaire parce qu’il révèle un malaise n’est en aucun cas une pratique recommandée ou recommandée», identifie M. Maltais, que les allégations soient établies ou non.

Il estime également que tout enseignant doit éviter de se retrouver dans une situation qui pourrait laisser place à la traduction à tout prix. “On est en position d’autorité avec des mineurs qui sont en état de subordination en terme de formation. Tu ne peux pas te mettre dans le contexte, en terme de genre, tu vas être à un niveau de proximité où tu peux faire des gestes qui peuvent être déroutante de près ou de loin », confie celui qui forme au quotidien des cadres de l’éducation.

Martin Maltais estime que les parents d’élèves des écoles privées devraient avoir la possibilité le plus tôt possible d’accéder à une forme d’asile en cas de conflit avec la direction. “Actuellement, pour les établissements d’enseignement privés, il n’y en a pas”, a-t-il déploré.

Réparation nécessaire

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a déposé l’an dernier le projet de loi 9 au Protecteur national de l’élève, dans le but de mieux traiter toutes les plaintes des étudiants. M. Robert a récemment proposé une série d’amendements à son projet de loi, pour redéfinir le rôle du Protecteur de l’élève, afin de lui donner « une autorité accrue en matière de prévention et de lutte contre les violences à caractère sexuel », et ce, même dans les établissements privés.

Les changements interviennent après que TVA a récemment rapporté que des jeunes hommes de l’école secondaire Sources à Montréal, qui auraient été agressés sexuellement par un élève, ont déclaré n’avoir reçu aucune aide de leur direction. Elle allait leur dire de rester calmes à la place.

Au lycée Saint Laurent, où trois entraîneurs ont été accusés de crimes sexuels contre deux élèves, Omerta a également dénoncé l’administration, a-t-on récemment rapporté. Journalisme.

Les changements proposés par le ministre ne vont cependant pas assez loin selon le groupe La Voix des Jeunes est important. Dans un mémorandum déposé à l’Assemblée nationale en janvier dernier, le groupe a exhorté le gouvernement à promulguer une loi visant à prévenir et combattre les violences sexuelles dans les écoles primaires et secondaires similaire à la loi en vigueur dans les universités.

Un projet de loi en ce sens a été déposé le 21 octobre 2021 par Christine Labre, députée de Sherbrooke et responsable de l’éducation à Québec solidaire. Cela nécessite que les organisations aient une politique en place et qu’elle soit validée. “Il ne suffit pas d’avoir un processus de plainte. C’est une question de formation, de prévention et de sensibilisation du personnel dans les murs de l’école.”moi Labri dans une interview avec devoir.

Après les condamnations, en 2018, le Centre scolaire de Montréal (CSDM) a adopté les premiers protocoles d’intervention sur les comportements sexuels et la violence à caractère sexuel en milieu scolaire. Mais la mise en place de ce type de protocole reste soumise à l’appréciation des différents centres de services scolaires.

Selon Statistique Canada (2014), 55 % des victimes d’agressions sexuelles au Canada sont des mineurs. « On ne peut pas avoir des écoles non préparées à répondre aux besoins des victimes de violence sexuelle alors qu’il y a des milliers de victimes. On ne peut pas se permettre de les fuir », dit la députée sherbrookoise.

Voyons dans la vidéo

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