Après sa réélection, Emmanuel Macron a juré que son nouveau mandat “ne sera pas dans la continuité du mandat qui se termine”.

Après sa réélection, Emmanuel Macron a juré que son nouveau mandat “ne sera pas dans la continuité du mandat qui se termine”.

En Occitanie Emmanuel Macron a pris les devants mais en net recul par rapport à 2017

Si l’Occitanie a réélu Emmanuel Macron (53,96 %) devant Marine Le Pen (46,04 %), alors le président sortant est tombé dimanche dans 13 provinces de la région par rapport à 2017, dont quatre ont même favorisé le candidat d’extrême droite. Emmanuel Macron l’a largement emporté à Toulouse avec 77,48%, contre 22,52% à Marine Le Pen, dans cette ville où Jean-Luc Mélenchon a pris la tête le 10 avril avec 36,93%, devant le chef de l’Etat (26,42%), le candidat RN se positionne en retard de classement (9,54%).

Avec un score de 72,17% à 27,83%, Emmanuel Macron a également devancé Marine Le Pen à Montpellier, autre grande ville de la région et ancienne capitale du Languedoc-Roussillon, qui a fusionné avec Midi-Pyrénées pour devenir une Occitanie.

Mais au niveau départemental, le président sortant a chuté partout par rapport à sa première élection, notamment à la Lotte, passant de 72,18 % en 2017 à 59,18 % cette fois. Les Pyrénées Orientales (56,32%), Audi (54,90%) et le Gard (52,15%) ainsi que le Tarn et Garonne (52,02%) ont voté pour le candidat du Rassemblement national, une sortie déjà boostée au premier tour sur le front méditerranéen et dans le campagne.

A Carmo, la cité minière et berceau du socialiste Jean Jaurès, dans le Tarn, appauvri par la désindustrialisation, Marine Le Pen a également remporté 53,73% contre 46,27% pour Emmanuel Macron. A Prades, fief du Premier ministre Jean Castex, dans les Pyrénées Orientales, elle s’attribue 51,33 %, contre 48,67 % pour Emmanuel Macron. Au premier tour, la candidate de La France insoumise a pris la première place avec 27,12 %, devant la candidate du Parti républicain (25,17 %) et le président sortant (21,09 %).

En revanche, Marine Le Pen a dépassé 47,98 %, contre 52,02 % pour la candidate à la présidence de la république itinérante (LRM), à Perpignan, commune dirigée depuis 2020 par son porte-parole, Louis Eliot, qui le souhaite. RN s’affiche.

La présidente de la région, Carol Delga, a estimé dimanche qu’Emmanuel Macron avait gagné “La République gagne”plus “L’extrême droite n’a pas fait autant de votes en France”. “Ce qui ne s’exprime pas dans les urnes risque de se transformer en nouvelles tensions sociales”et averti dans un communiqué, appelant à “Une opposition ferme et crédible au programme d’Emmanuel Macron, cruelle pour les plus faibles, contente pour les plus forts”.

De son côté, Louis Aliot s’est lancé vers les élections législatives des 12 et 19 juin, appelant France 2 “bloc populaire” Opposé “Bloc d’élite” Ils disent peur “Troisième visite de rue sociale”.

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