Les cordes de la réussite, pour favoriser l’accès aux études supérieures des lycéens défavorisés

Les cordes de la réussite, pour favoriser l’accès aux études supérieures des lycéens défavorisés

Le programme est développé depuis 2016 à l’Académie de Montpellier, et le dispositif a doublé le nombre de bénéficiaires pour les jeunes, notamment en milieu rural.

Aider les lycéens issus de milieux défavorisés ou isolés à accéder à l’enseignement supérieur, leur donner envie de suivre des cours qu’ils ne pensent pas mériter en approfondissant leurs connaissances sur les orientations potentielles : c’est le but des “cordées de réussite”, un programme qui a mis en place depuis plusieurs années à l’Académie de Montpellier.

Ce système a été lancé en 2016, et depuis lors, il a été développé et étendu. “Nous avons doublé nos écoles et établissements d’enseignement supérieur partenaires sur ces cordes. Nous commençons au collège en soutenant les plus humbles des boursiers. L’idée est de fournir de l’information, de l’enseignement général et de l’ambition académique.”la doyenne de l’Académie de Montpellier, Sophie Beguin, soulignait il y a quelques semaines lors d’un point sur le dispositif

qui s’étendait également aux zones rurales. Une centaine d’établissements de l’académie proposent ces soirées serrées à environ 5 300 étudiants. L’idée est de trouver des jeunes qui ont de vrais freins mais qui ont du potentiel et de les connaître dès leur troisième année de fac. Au Lycée Philippe Lamour de Nîmes, 70 élèves participent à ce dispositif, qui s’étale sur trois ans, en partenariat avec l’Université de Nîmes. Le directeur de l’école, Vincent Lepointe, accueille A “Un beau dispositif qui existe pour faire justice et lutter contre les déterminismes sociaux. Certains élèves n’ont pas le carnet d’adresses de leurs parents pour découvrir certains métiers et leurs membres sont ouverts à des études dont ils n’ont parfois pas entendu parler.”

Une visite au Sénat, une rencontre avec Greenpeace

Ces étudiants sont invités à prendre la parole par des chercheurs ou doctorants de l’établissement pour présenter leur parcours. Des soirées serrées l’élèvent parfois à des sommets inattendus : visite du Palais du Luxembourg à l’initiative de Mme Lopez, sénatrice du Gard, musée de la Résistance, rencontres avec des membres de Greenpeace pour discuter de la lutte contre la pollution. « L’Université de Nîmes, notre chef de file, leur permet aussi de découvrir des cours, par exemple, la visite d’un laboratoire, Alice Ribeiro, CPE en charge du projet, s’explique auprès de Philip Lamour.

Cela permet de se montrer et de minimiser l’importance des représentations, notamment avec des témoignages d’étudiants qui partagent leurs expériences.”

“Je pense que cela facilite notre voyage” Étudiante en dernière année à Nîmes, Sabrina a souhaité s’orienter vers un BTS commerce international :

“Cela m’a donné accès à des compétences et des méthodologies que je n’avais pas, et des clés pour mieux m’orienter. Cela enrichit la vie en société. Je crois que cela facilite nos carrières.” Initialement destiné aux boursiers et étudiants des quartiers bénéficiaires de la politique de la ville, ce dispositif a vu s’étoffer un profil détaillé des bénéficiaires afin qu’il ne soit pas considéré comme un stigmate et que des volontaires puissent désormais y adhérer. Le Lycée Philippe Lamour, qui accueille de nombreux anciens universitaires issus des zones d’éducation prioritaire, a une moyenne académique avec un taux de réussite de 96% au baccalauréat. « Mais notre rôle est de les aider à réaliser leur ambition post-bac, Vincent Lepoint soutient.

Car plus nous les aidons à découvrir les rouages ​​du système, plus ils deviennent exigeants vis-à-vis de ce système et cela donne du sens à leur éducation.

D’autant que le fait d’être tissé dans les cordes de la réussite est un élément valorisant et pris en considération lors du choix dans Parcoursup, la plateforme d’inscription des établissements post-bac. La direction de l’université n’a pas encore procédé à une évaluation approfondie de ces cordes mais a constaté moins d’abandons chez les étudiants concernés. « Il peut y avoir des chemins croisés, mais l’essentiel est de fournir des outils de motivation »,

conclut Sophie Bejian.

Le président de l’université a fait ces commentaires bien avant la période d’attente associée à la campagne présidentielle.

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