Blanquer pose pour une photo avec des militants ennemis : « grossière manipulation », dénonce le ministre

Blanquer pose pour une photo avec des militants ennemis : « grossière manipulation », dénonce le ministre

La photo s’est répandue sur les réseaux sociaux et a suscité une intense controverse ces derniers jours. Après l’annonce de la victoire d’Emmanuel Macron sur Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, le groupe Némésis a publié dimanche soir sur son compte Twitter une photo montrant certains de ses militants posant avec le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Une image dans laquelle des membres du mouvement, nés au lendemain du mouvement #MeToo et de l’agression présumée d’une jeune femme par un immigré à Calais en 2019, ont le visage déboussolé et comme le ministre sourit tout sourire.

Dans un premier temps, Alice Cordier, la présidente du mouvement, a répondu lundi sur Twitter : “Hier, @jmblanquer a tenu à nous assurer de son soutien après les résultats du second tour. Notre ministre sait à quel point notre militantisme est difficile et les risques auxquels nos militants sont confrontés sur au quotidien, alors il a tenu à nous le faire savoir et nous l’en remercions. » Message accompagné Avec le hashtag #blague, évocateur d’une « blague » collective.

Elle s’en est expliquée, avant d’ajouter : “Ils participaient à un mouvement porteur de banderoles dénonçant la réélection d’Emmanuel Macron, mesure pour laquelle elle a reçu le feu vert”. Un ministre passe par hasard, et lui demande naturellement de prendre une photo, comme le font beaucoup de jeunes lorsqu’ils croisent une personnalité politique. »

Ce mardi, Jean-Michel Blanquer a réagi en dénonçant la « grossière manipulation » d’un groupe qu’il ne « connaissait pas ». “(Il) a profité de l’affluence du dimanche soir pour prendre une photo avec moi. Il ne faut tromper personne de bonne foi. Je ne partage rien avec eux. Je dénonce aussi la vulgarité du procédé et des gestes.” Le responsable du collectif Nemesis a défendu l’accusation : “Il y avait bien sûr une certaine ironie mais il n’y avait aucune volonté de coincer M. Blanquer. C’était une photo sympa et amusante, pas un geste de soutien ou un défi au ministre”. .”

Dans un appel au Parisien, le responsable du mouvement a indiqué que cette photo n’avait en aucun cas été prise dans le cadre d’une mesure calculée. Selon elle, les militants présents sur la photo avec Jean-Michel Blanquer “ne se sont pas présentés comme des militants dans les rangs de l’ennemi, ni comme des militants d’autres associations”.

“Il a fait un portrait comme beaucoup d’autres”, souligne-t-il de son côté à l’entourage de Jean-Michel Blanquer, qui critique “l’exploitation”. “Au départ, on s’était dit qu’on donnerait la vision si on interagissait”, poursuit-on, notant qu’on s’est finalement décidé à réagir après avoir appelé un journaliste de la presse nationale.

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