Comment s’organise la lutte contre la triche lors des concours Sésame et Accès .

Comment s’organise la lutte contre la triche lors des concours Sésame et Accès .

Ils pensaient qu’ils étaient plus intelligents que les autres, mais ont été pris en flagrant délit. Les candidats trichent aux concours d’entrée en école de commerce post-bac lors des concours d’entrée. En raison de la pandémie de Covid-19, cela s’est passé cette année à distance pour la banque de concours Sésame (donnant accès à 14 écoles) et la banque de concours Access (Esdes, Essca et Iéseg).

11 600 candidats Sésame devaient réussir 6 épreuves sous forme de QCM, et 7000 sous forme d’épreuves Access 4 (dont 3 sous forme de QCM). « Nous avons eu 73 suspicions de fraude cette année et relevé 40 cas de fraude avérée (soit 0,34 % des candidats) », note Thomas Lagazo, directeur de Sésame. La suspicion de fraude d’accès, au numéro 203, concernait “les 27 derniers cas déjà constatés (soit 0,4% des candidats)”, note Céline Verderer, responsable du concours à l’Iéseg. Les contrevenants ont réussi à se mordre les doigts, puisque ces compétitions ont été interdites pendant cinq ans.

“En cas de comportement suspect, une alerte nous est envoyée”

Si le nombre de fraudes est finalement faible même si la formule far semble plus adaptée à la fraude, c’est parce que les régulateurs ont mis en place des mécanismes de contrôle très stricts. Tout d’abord, la plateforme sur laquelle les candidats passent leurs examens est sécurisée. Un système utilisé par les universités et les collèges dans plusieurs pays. Céline Verdrière explique : « Dès qu’un candidat entre dans son lieu d’examen, son ordinateur est verrouillé : aucune candidature n’est accessible, tout comme l’accès à Internet. Il est également impossible pour le candidat de partager l’écran avec un autre ordinateur.

Ceux qui envisageraient de prendre la place de leur talentueux frère aîné risquent aussi d’être déçus : “Le système de reconnaissance faciale assure la correspondance avec le candidat qui passe l’examen”, précise Céline Werderer. Pour Simsim, « le candidat doit montrer sa pièce d’identité à côté de son visage avant le début de l’épreuve. Il doit aussi photographier tout l’environnement de travail, la pièce qu’il va composer, et montrer ses oreilles à l’objectif”, décrit Thomas Lagazo. Depuis le début, les lycéens sont sous haute surveillance. Ils sont photographiés toutes les 5 secondes, et les la plateforme enregistre des sons et des images. En cas de comportement douteux, une alerte nous est envoyée », poursuit le directeur du concours Sésame. Pour Accès, “Tous les tests écrits sont suivis à distance en temps réel par 400 personnes. Signalez toute situation suspecte aux modérateurs”, indique Céline Verderer.

“On traque aussi ceux qui se vantent de tricher sur les réseaux sociaux”

Garantie supplémentaire pour les rédacteurs de tests : les questions QCM sont données au hasard. De plus, les images ne sont pas seulement contrôlées par des logiciels, mais aussi par des humains : “A la fin des tests, 200 personnes ont été affectées pour regarder 60 000 vidéos de test pendant dix jours. Si un candidat parlait à quelqu’un, ou semblait regarder “Quelque chose sort souvent de leur écran, ou si quelqu’un d’autre est debout dans la salle, on s’en aperçoit vite. On garde aussi une trace de ceux qui se vantent d’avoir triché sur les réseaux sociaux”, prévient Thomas Lagato. Pour Access, en plus de la surveillance en direct à distance, les régulateurs vérifient les vidéos des personnes signalées et regardent également s’il existe une corrélation entre les notes des candidats dans le dossier Parcoursup et leurs performances lors des tests.

Des armes anti-fraude qui semblent très efficaces, “même s’il n’y a pas de système qui soit 100% étanche”, comme le reconnaît Thomas Lagato. Cependant, la couverture médiatique des sanctions pour les tricheurs suffit à décourager ceux qui sont prêts à tricher l’année prochaine. Car même s’il reste à savoir si les examens d’accès aux écoles de commerce après le bac se dérouleront à distance, la formule a vocation à se développer dans l’enseignement supérieur. « Cela permet aux candidats d’éviter les frais de transport et d’hébergement », précise Thomas Lagazo. Ce qui est important quand on sait que la présentation pour les concours coûte 290€ pour le sésame et 190€ pour l’accès. « C’est aussi beaucoup moins stressant pour les candidats, confirme Céline Verderer.

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