Deux enseignants français arrêtés en Iran : la France dénonce la détention “sans fondement” et demande leur “libération immédiate”

Deux enseignants français arrêtés en Iran : la France dénonce la détention “sans fondement” et demande leur “libération immédiate”

Le journal “Quai d’Orsay” a confirmé jeudi que deux ressortissants français avaient été arrêtés en Iran, dénonçant “l’arrestation sans fondement” et réclamant leur “libération immédiate”.

Un responsable syndical de l’Education nationale avait précédemment annoncé qu’une Française et son mari partis en vacances en Iran étaient devenus injoignables alors qu’ils devaient rentrer en France en début de semaine. Mercredi, le ministère iranien du Renseignement a annoncé l’arrestation de deux “enseignants européens”, sans préciser leur nationalité, accusés de chercher à “déstabiliser” le pays.

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que l’ambassadeur de France en Iran tentait de joindre ces deux personnes depuis le consulat, et le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran à Paris a été convoqué au “Quai d’Orsay”.

Christophe Lalande, secrétaire fédéral de la FNEC FP-FO (Fédération nationale de l’éducation, de la culture et de la formation professionnelle – Force Aufrière), a pour sa part déclaré à Reuters que le couple, dont l’épouse travaille dans son syndicat, “effectuait un voyage touristique spécial pendant Pâques”. “Nous n’avons plus de nouvelles de notre camarade”, a-t-il dit.

Le ministère iranien du Renseignement n’a pas précisé la nationalité des “enseignants européens” qui ont été arrêtés, selon un communiqué de presse diffusé par les agences de presse officielles iraniennes, mercredi, au sujet de leurs efforts pour “semer le chaos et le désordre social dans le but de causant le chaos et le désordre social.” déstabilisation de l’Iran.

Ces arrestations surviennent à un moment où il apparaît que les négociations entre l’Iran et les puissances internationales, dont la France, pour relancer l’accord sur le programme nucléaire iranien sont au point mort. Téhéran a condamné en début d’année un autre Français, Benjamin Brier, à huit ans et huit mois de prison pour “espionnage”, pour avoir pris des photos de “zones réglementées” avec un drone en mai 2020 alors qu’il était toujours présenté comme un voyage touristique au nord du pays.

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