Le faible nombre de candidats inquiète la profession

Le faible nombre de candidats inquiète la profession

Un professeur de mathématiques corrige des relevés de notes au Lucien College Cologne, à La Palais (Allier), en décembre 2019.

Un léger vent de panique a soufflé mardi 10 mai, lors de la proclamation des premiers résultats d’éligibilité des présidents. Les mathématiques, discipline handicapée depuis de nombreuses années, ne sont pas parfaites, et encore moins que d’habitude : seulement 816 candidats qualifiés, sur 1035 postes ouverts. Il manque donc plus de 200 candidats dès le départ, soit le double du nombre de postes vacants en 2021. Et ce, avant même l’oral des résultats, car certains seront inévitablement rejetés. En allemand aussi, les chiffres sont alarmants : seuls 83 candidats sont éligibles pour 215 postes ouverts (contre 177 éligibles en 2021).

La veille, le Syndicat des professeurs des écoles, SNUipp-FSU, avait tiré la sonnette d’alarme aux éligibles au concours de première classe : ils sont aussi moins nombreux que d’habitude, à des niveaux alarmants dans plusieurs régions. Organisé au niveau académique, ce concours a toujours présenté de forts contrastes, avec une difficulté notable à recruter en Ile-de-France. Mais dans des domaines que les futurs enseignants n’avaient pas boudés auparavant, comme l’Académie de Montpellier, le taux d’éligibilité a été ramené à 1,5 candidat à l’emploi. Il n’est que de 1,2 à Dijon.

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L’Éducation nationale a souhaité répondre immédiatement à ces inquiétudes. “Cette baisse était attendue et donc attendue.”Edward Jeffrey, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), a insisté lors d’une conférence de presse mercredi 11 mai. Pour illustrer ces chiffres en berne, la Fondation met en avant la réforme des concours, entrée en vigueur pour la session 2022 : Auparavant, les étudiants en Master d’enseignement, qui présentent une part non négligeable de candidatures au premier degré ainsi qu’aux épreuves de tête, des examens pourraient être passés à la fin du Master 1. Fait Le concours de cette année a été reporté à la fin du Master 2, et certains candidats ont déjà tenté leur chance l’année dernière – et d’autres ont été acceptés.

Élèves “vulnérables”

Nous savions qu’il y aurait moins de candidatsDeschver Alain Frogier, directeur de l’Institut national de l’enseignement et de l’éducation (Inspé) de Paris et président du réseau Inspé. Les élèves qui tentent de concourir cette année sont moins nombreux et plus fragiles académiquement, car les meilleurs ont déjà réussi leur premier essai. » Fallait-il, comme lors de la dernière réforme entrée en vigueur en 2013, organiser deux sessions de concours la même année ? Les syndicats prétendent l’avoir demandé en vain. « Concrètement, cela aurait été trop compliqué.Nuance Alain Frugière. La compétition n’est plus la même puisqu’elle a été reportée d’un an. » Malgré ces difficultés, les élèves feront tout “Le professeur est devant eux” A la rentrée de septembre, le ministère assure, dans le premier degré ainsi que dans les collèges et lycées.

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