Les étudiants d’Ottawa condamnent l’application “insultante” du code vestimentaire

Environ 500 étudiants sont sortis de leurs salles de classe tenant des pancartes à la main pour exiger des explications sur la façon dont cet examen physique a été effectué. Les étudiants ont pris d’assaut l’étage et la rue de Provence devant l’école.

Les étudiants ont brandi des banderoles pendant la manifestation.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Des policiers ont été rapidement convoqués par l’administration de l’établissement pour assurer la sécurité. Les agents l’ont menotté et ont arrêté un jeune homme, non élève de Béatrice-Desloge. Il a été escorté hors de l’enceinte de l’école, puis relâché.

La police a été appelée en renfort lors de la manifestation.

La police a été appelée en renfort lors de la manifestation.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Étudiants brûlants et en colère

Après discussions avec le personnel et après l’arrivée des beaux jours, la direction de l’école secondaire Béatrice-Desloges, jeudi, s’est déplacée à raids Au cours de laquelle les employés vérifient impromptu les vêtements de leurs élèves.

De nombreux étudiants se sont plaints de la manière dont l’administration procédait à la conduite de ces examens. Ils disent qu’ils sont insultants et insultants.

On leur aurait demandé de se pencher en avant et de toucher leurs orteils pour vérifier s’ils voyaient des sous-vêtements.

Deux petites filles portant des vêtements très courts.

La direction du lycée Beatrice Deslogs juge certains groupes inappropriés.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Certains étudiants affirment qu’on leur a demandé de lever les jambes à 90 degrés et qu’ils ont utilisé une règle pour mesurer la longueur de leurs jupes et de leurs shorts.

D’autres élèves disent avoir été dérangés lors de la session d’examens scolaires pour évaluer leurs vêtements et que les téléphones portables des élèves qui ne respectaient pas les règles de l’école ont été confisqués.

Deux petites filles tenant des bannières

Nodina Pierre et Marie Frangy ont dénoncé l’application du code vestimentaire dans leur école.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Les filles surtout

Les étudiants affirment que les employés ont agi de manière discriminatoire lors de la sélection La plupart sont des filles lorsqu’il est vérifié.

Ce qu’ils m’ont fait hier est inacceptable. Cela m’a inquiété. j’étais choquése plaint Ava Clairo, une élève de neuvième année qui a subi un tel examen. J’ai vu cinquante filles [alignées dans le corridor] – Toutes des filles, pas des hommes – et elles étaient nombreuses à pleurer.

Alyssa Cousino, Camelia Richards et Ava Clairo dénoncées

Alyssa Cousino, Camelia Richards et Ava Clearo ont dénoncé “l’attaque éclair” de leur école jeudi.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Ils ont fait se lever tout le monde dans la classe, mais n’ont regardé que les filles, et c’était un monsieur, pas une dame qui nous regardait. Donc ça nous a mis vraiment mal à l’aiseDanica Palsavage, 17 ans, ajoute. C’était vraiment sexiste.

« Je pense que le code vestimentaire devrait changer, car il ne s’applique qu’aux filles. »

Citation de Camellia Richards, une élève de neuvième année

Alyssa Cousino affirme que le code vestimentaire de l’école est discriminatoire car, d’une part, les shorts mi-cuisses pour filles sont quasi inexistants dans les magasins, et d’autre part, certains shorts peuvent paraître plus courts pour les filles qui longues jambes.

Des élèves manifestent devant le lycée Beatrice Deslogos.

Des élèves manifestent devant le lycée Beatrice Deslogos.

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

Les étudiants ont rapporté que l’administration ciblait certaines personnes en surpoids parce que leurs vêtements créaient plus distraction D’une personne maigre.

On vous dit qu’en raison de votre poids supplémentaire, vous ne devriez pas porter de short, ce n’est pas quelque chose que nous voulons dans notre environnement éducatifdéplore Sophie Browning, une élève de troisième. C’est un choc.

« Ce n’est pas le code vestimentaire qui est choquant, mais la façon dont ils ont appliqué les règles. »

Citation de Sylvie Nisola, mère d’élève à Béatrice-Desloges

J’étais tellement déçu, surpris et indigné de penser qu’ils ont fait ça aux étudiantsencore sous le choc, Sylvie Nisola, la mère d’un élève de Béatrice-Desloge, est venue assister à la manifestation.

Nous laissons nos enfants ici. Les managers sont censés encourager la fin des brimades et du sexisme, mais c’est ce que nos enfants ont subi hier et par la direction aussi !

Il y aura des changements, promet le conseil d’administration

La manifestation, prévue à 11h35, s’est poursuivie après midi. Vers 13h30, les étudiants n’ont montré aucun signe de vouloir quitter le bâtiment.

Jason Dupuy, le surintendant de l’éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), envoyé sur les lieux, s’est finalement adressé aux manifestants et a commis une erreur qui a semblé apaiser les esprits.

Un homme debout derrière un micro.

Jason Dupuy, surintendant de l’éducation au Central Eastern Catholic School Board (CECCE)

Photo : Radio Canada/Angie Boninfante

On vient de parler aux étudiants pour leur dire que leurs voix ont été entendues et que ce qui s’est passé hier, au niveau du blitz, il y a des choses à corriger et à corriger.a-t-il dit.

« Il est important de dire aux élèves qu’ils ont le droit de manifester. C’est un droit fondamental au Canada. Nous voulions aussi leur dire que nous coopérons. »

Citation de Jason Dupuy, superviseur de l’éducation, CECCE

Il y aura certainement des changements – c’est certain – dans la manière dont la loi est appliquéea promis le superviseur.

Il y a des choses dans la façon dont nous effectuons les tests qui vont changer. S’il y a des règlements qui doivent être modifiés, nous examinerons cela avec l’administration, les parents et les élèves pour apporter les modifications nécessaires.

Le conseil enquête toujours sur les circonstances entourant l’examen physique de jeudi.

Détails et excuses du CECCE

La Commission scolaire Eastern Catholic Centre (CECCE) est revenue sur les événements dans une lettre qu’elle a envoyée samedi aux parents. La direction s’est excusée et a fourni quelques éclaircissements.

Dans sa lettre, le conseil scolaire a reconnu qu’un De nombreux étudiants se sont sentis humiliés et humiliés Et la stratégie de vérification utilisée n’était pas inacceptable.

CECCE afin de s’assurer qu’une telle situation ne se reproduise plus”,”text”:”L’administration du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est est sincèrement désolée de ce dénouement et souhaite présenter ses excuses auprès des élèves et familles qui ont été perturbées par ces événements. Des suivis sont en cours auprès de l’ensemble des écoles du CECCE afin de s’assurer qu’une telle situation ne se reproduise plus”}}”>La direction du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est regrette sincèrement ce dénouement et tient à s’excuser auprès des élèves et des familles qui ont été dérangés par ces événements. Un suivi est en cours avec toutes les écoles de CECCE Pour s’assurer qu’une telle situation ne se reproduise plusPouvons-nous lire le communiqué de presse ?

Cependant, la direction CECCE Il souhaitait décrire certaines des informations qui avaient été diffusées.

Oui le CECCE Il affirme que certains étudiants ont été invités à plier leur jambe au niveau du genou vers l’arrière en se tenant debout à des fins de vérification, cependant, il déclare qu’aucun élève n’était tenu de s’incliner et qu’aucun élève ne faisait l’objet d’une action en vertu de la règle ou autrement, comme le montrent certaines éditions des événements circulant en ligne.

De plus, le surintendant sera à l’école lundi pour rencontrer les élèves et entendre ceux qui ont eu une expérience négative lors des inspections du code vestimentaire jeudi dernier.

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