Ce qui est recommandé par le Conseil suprême des programmes

07h00 le 17 mai 2022

Le Conseil supérieur des programmes (CSP), qui est chargé d’élaborer des contenus d’enseignement des mathématiques qui seront intégrés au tronc commun, vient de publier sa version : un brouillon de 18 pages, publié jeudi dernier sur son site internet. L’Administration générale de l’Enseignement scolaire, à partir de lundi et pour une durée de dix jours, consultera les enseignants, les syndicats et les associations. Le texte final sera ensuite soumis au nouveau ministre de l’Éducation. Le programme a été publié avant l’été. Mark Sheringham, le nouveau patron de CSP, décode le projet sur la table.

Lire aussi – Eric Charbonnier, “Monsieur Pise” en France : “La réforme du lycée doit être évaluée”

De quoi parle tout ce nouveau cours de mathématiques ?
La lettre de saisine du ministre de l’Éducation nationale du 22 mars nous demandait de mettre en place un nouveau cours intitulé “Enseignement des sciences et des mathématiques”, à partir de 15h30, dans le coffre commun de tous les élèves de première année. Cette dernière est actuellement suivie de deux heures par semaine d’enseignement scientifique, composé de physique, chimie, sciences de la vie et de la terre et mathématiques. L’idée est d’ajouter une unité de 1h30 spécifiquement dédiée aux maths dans ce groupe.

Ce nouveau programme sera-t-il mis en place en septembre ?
En avril dernier, le président annonçait sa volonté de réintégrer les mathématiques dans le tronc commun à la rentrée prochaine. CSP en est chargé. Deux possibilités s’offrent désormais : soit cela concernera tous les lycéens à partir de septembre prochain, soit cela concernera d’abord ceux qui n’ont pas choisi de majeure en mathématiques, soit seulement 40 % des effectifs, avant qu’il ne soit généralisée en 2023. C’est la dernière option que Jan a évoquée Michel Blanquer, mais a parlé en condition. Il faudra peut-être attendre le nouveau ministre pour savoir quelle sera la décision.

Il faut montrer aux jeunes qui auraient préféré quitter les mathématiques au début Que cela peut être attrayant

Quels sont les objectifs de ce cours de mathématiques pour tous ?
Il y en a trois : d’abord, dans le prolongement de la deuxième catégorie, pour favoriser la maîtrise des notions mathématiques de base pour tous. Alors réconcilier – si possible – tous les élèves, surtout les filles, avec ce système. Il faut montrer aux jeunes qui auraient préféré quitter les mathématiques au début Que ceux-ci peuvent être attrayants et intéressants pour mieux comprendre la société dans laquelle nous vivons. Enfin, permettre à ceux qui le souhaitent de choisir enfin l’option mathématique complémentaire de le faire dans de bonnes conditions. Pour le moment, il est théoriquement possible de faire cette option sans suivre au préalable la spécialité, mais en fait c’est assez compliqué…

Ces cours seront suivis par des étudiants de niveaux très différents…
C’est le défi auquel nous essayons déjà de répondre. Ce cours de Mathématiques, intégré au Tronc Commun, s’adressera à la fois aux élèves ayant choisi la majeure “Mathématiques” – ils auront donc 5h30 par semaine – et aux 40% restants, qui souhaitent arrêter cette matière car ils ne sont pas intéressés ou parce que cela les met en difficulté. Il faut gérer l’attention des uns et armer les autres adéquatement pour l’avenir.

Quelle est l’importance de formations aussi diverses ?
Si vous lisez le brouillon de notre programme, vous verrez que chaque partie comporte un tableau à deux colonnes : à gauche, problèmes et situations, à droite, contenu mathématique. Ci-dessous, nous définissons également les capacités attendues. Seuls le contenu sportif et les capacités attendues sont obligatoires. Les situations et les problèmes ne sont présentés qu’à titre d’exemple. Les enseignants sont libres d’en trouver d’autres. Notre projet insiste également sur les liens avec des disciplines telles que les sciences économiques et sociales ou les sciences de l’ingénieur, ou encore avec la formation des citoyens et les situations de tous les jours. Par exemple, en étudiant la modélisation du barème de l’impôt sur le revenu. Ou en répondant à des questions difficiles telles que : Un automobiliste peut-il signer une contravention pour excès de vitesse avec un radar fixe alors qu’il n’est pas à côté d’un « radar radar » ?

Lire aussi – Nouveau bac : résultats de réparation, entre déclics et couacs

Cela risque d’être encore compliqué pour les éducateurs…
garantir “Mathématiques pour tous”Nous nous concentrons beaucoup sur la différenciation. Les enseignants peuvent proposer différents programmes pour différents élèves ; Ce qui ne signifie pas des contenus différents. Mais en partant d’une situation ou d’un problème pour expliquer un concept mathématique, on peut adapter la difficulté à des lycéens moins maîtrisés dans la discipline. Ensuite, les élèves qui étudient une majeure en mathématiques sont souvent regroupés dans un même groupe-classe pour le tronc commun. Il en va de même pour ceux qui choisissent uniquement des majeures littéraires. Alors peut-être que les groupes qui suivront le nouveau cours Common Core Math ne seront pas hétérogènes.

Pour les mathématiques, votre tâche s’arrête là ?
non. Nous allons également revoir le programme de mathématiques de deuxième année, pour nous assurer qu’il s’aligne bien avec le premier semestre. Découvrez l’enseignement des mathématiques en première année pour éviter trop de répétitions et d’ennui. Et revoir le contenu de l’enseignement des sciences pour la première année. Il y a encore du boulot !

Leave a Reply

Your email address will not be published.