Gouvernement : Qui est Bab Ndiaye, le nouveau ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse ?

Et dans l’éducation… un universitaire. Vendredi, l’historien américain et actuel directeur général du Château Porte Doré a été désigné pour succéder à Jean-Michel Banker au poste de ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Ce célèbre historien qui a appelé à voter pour François Hollande en 2012, notamment, devra faire en sorte que les mathématiques reviennent dans le tronc commun au lycée, une réforme incomplète de son prédécesseur.

Dans son mandat de ministre d’Emmanuel Macron, Pap Ndiaye s’est un peu éloigné des bancs de science-po, où il était professeur avant qu’Emmanuel Macron ne le choisisse pour diriger le Musée de l’Immigration et l’Aquarium tropical de la Porte Dorée (XIIe siècle).

Universitaire sensible aux questions de diversité et d’immigration

Emmanuel a considéré la nomination en mars 2021 de ce partisan du consensus parti étudier la question noire aux États-Unis avant de devenir professeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) comme un geste d’apaisement. Macron sur la question des mémoires coloniales et des tensions identitaires.

Cette nomination avait valu à la maison des Hauts-de-Seine la Une du New York Times. Dans une question sur le sujet du Parisien, un universitaire sensible aux questions de diversité et d’immigration a noté qu’il souhaitait “préserver et décorer le monument”, vestige de la “propagande coloniale”, tout en montrant “qu’il portait un voile pudique sur violence, travail forcé et réalités coloniales ».

Qualifié de modéré par ses collègues universitaires, il a remplacé Jean-Michel Blanquer, le destructeur de l’américanisation des sciences sociales et de la “gauche islamique”, qui a dû reculer sur la réforme de son lycée, après la baisse du niveau en mathématiques pour les élèves français et une forte baisse de la fréquentation des cours de sciences par les filles

Avant la rentrée 2022, Pap Ndiaye devra notamment achever le retour des mathématiques dans le tronc commun, annoncé par son prédécesseur. La tâche s’annonce ardue : mardi, Bruno Bobkevich, secrétaire général du Syndicat principal des chefs d’établissement (SNPDEN), a relevé que le “timing” de cette réforme était “un non-sens”.

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