Ecole : Craint-on une pénurie d’enseignants à la rentrée ?

Pour deux experts, la situation “catastrophique”. Les responsables scolaires et les syndicats s’inquiètent déjà de la rentrée de septembre 2022 et d’une éventuelle pénurie d’enseignants. De fait, les résultats des concours d’enseignement commencent à se faire jour, et au Capes (pour l’enseignement au collège et au lycée) il y a moins de candidats qualifiés que de candidats qualifiés pour les postes ouverts dans diverses matières, dont les mathématiques, l’allemand ou les lettres classiques, explique-t-il. Paris.

des résultats inquiétants

Le gouvernement affirme qu’il ne s’agit que d’un “phénomène situationnel”puisque la récente réforme fait passer les candidats au concours en Master 2 et non en Master 1. Mais les syndicats s’inquiètent, la SE-Unsa juge les résultats comme “inquiétant”. Avec le SNES-FSU et le Snalc, ils demandent au Premier ministre, Elizabeth Bourne, d’organiser une urgence Stop aux suppressions d’emplois et une “Augmentation de salaire”.

Le manque d’attractivité du métier d’enseignant

Jean Paul Delahaye, ancien directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’éducation nationale et inspecteur général honoraire, le rencontre Envoyeret Eric Ansu, historien, l’interviewent le FigaroConsidérant que les résultats des concours et la situation “catastrophique”. Tous deux évoquent le risque d’une pénurie d’enseignants, expliquant qu’en plus des résultats des concours, la profession n’est plus attractive.

“La perte d’attractivité du métier est réelle, à cause de salaires inadaptés et de promotions promises qui n’ont pas eu lieu. Je suis le terme ! Nous sommes actuellement à 1.1 Smic Bac + 5”explique Eric Ansu. “Il y a 40 ans, un jeune enseignant gagnait le triple Smic, et aujourd’hui il débute sa carrière avec 1,1 Smic. La rémunération est l’un des enjeux majeurs de l’emploi”Jean Paul Delahaye abonde.

Comme il le montre “Ce métier est devenu difficile : la pression sur l’école n’a jamais été aussi forte, il y a beaucoup de savoirs qui circulent et c’est aux enseignants de se coordonner, d’arranger le savoir qu’il y a aussi du ‘teacher bashing’ qui ne contribue pas à attirer les étudiants vers la profession tant qu’ils la perçoivent Au plus haut niveau de l’Etat, certains responsables disent parfois que les enseignants ne travaillent pas assez. Il règne aujourd’hui une ambiance générale qui fait que cette profession a été délégitimée et fortement dévalorisée, nous ne pouvons donc pas être surpris par ce mécontentement vis-à-vis de la concurrence. Eric Ansu pointe également un problème de sécurité : “Le métier d’enseignant est devenu un danger physique et psychologique élevé et les problèmes d’impolitesse augmentent.”Les attaques contre les professeurs sont de plus en plus fréquentes.

Des contractuels pour faire face à la pénurie d’enseignants

Le ministère de l’Éducation nationale affirme avoir prévu que le nombre d’amis aux concours serait inférieur au nombre de places vacantes. Quand la possibilité d’augmenter le nombre d’élèves par classe semble inenvisageable, des professeurs contractuels devraient être embauchés, une tendance qui s’affirme ces dernières années, avec leur part dans l’enseignement secondaire qui est passé de 8 à 14 % en 10 ans. problème“Enseigner, c’est un métier. Ça s’apprend. Si on n’engage en quelques heures que des contractuels formés, qui, du jour au lendemain, se parachutent devant une classe dont ils ne connaissent pas le programme, on ne peut pas garantir la qualité de enseignement”explique Jean-Paul Delahaye.

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