André Antibe, défenseur de l’échec scolaire, est décédé

Parfois, il s’asseyait au piano. De sa voix lente et chaleureuse, il dit : C’est la société qui nous a forcés/nous échouons toujours/à choisir. Il était tel, André Antibe, farouchement engagé contre l’échec scolaire, mais aussi drôle, sympathique et musical.

Le professeur émérite de l’université Paul Sabatier de Toulouse est décédé vendredi soir à Nice. Il venait d’intervenir à la Conférence d’Apel, l’association des parents d’élèves de l’enseignement catholique, lorsqu’il est tombé malade. Il mourut quelques heures plus tard, à l’âge de 78 ans.

“Sous la pression de la société”

En 1988, ce chercheur en mathématiques et sciences de l’éducation formule le concept de horrible constantebasée sur le modèle mathématique de la courbe de Gauss : Inconsciemment, les enseignants, sous la pression de la société, arrivent toujours à donner un certain pourcentage de mauvaises notes. Cela génère une profonde frustration chez les étudiants.

Pour sortir de cette situation difficile, André Antibi a imaginé un contrat d’évaluation par la confiance (EPCC) : une semaine avant chaque contrôle, l’enseignant présente aux élèves un programme de révision spécifique. Fini les entretiens surprises. Corinne Otamani Crook, ancienne professeur de mathématiques et compagne d’André Antibe, résume ainsi le processus : En disant à l’élève ce qui va lui être demandé, l’élève se dit : C’est simple, je n’ai qu’à réviser et travailler.

Pendant trente-cinq ans, André Antibe a défendu ses idées Strictement et strictement avec les ministres, de gauche et de droite, du public et du privéla réaction de son ami Gérard Luton, le trésorier du mouvement contre la constante apocalyptique. Il est de notre devoir de faire vivre son idée.

André Antibe, défenseur de l’échec scolaire, est décédé

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