“De très bonnes notes ne sont plus indispensables pour entrer dans les meilleurs lycées parisiens”

TRIBUNE – L’uniformisation du niveau des lycées publics à Paris est en marche, dans le cadre d’une politique volontariste du ministère de l’Éducation nationale, appuyée par des études qui ne prouvent rien, indique l’universitaire.

Marion Ory est maître de conférences en économie à Paris Dauphine-PSL.

Certains réclament depuis longtemps « la fin du lycée » dans la capitale. Ce n’est pas fait (détruire prend du temps) mais c’est en chantier : l’an dernier, l’Académie de Paris a commencé à mener l’Affelnet, qui répartit les collégiens dans les lycées, une réforme visant à déclasser les derniers bons établissements publics. Halte à “la ségrégation dans les écoles”, répètent les tenants de cette politique.

Il y a donc un nouveau paradigme ambigu : assurer la “diversité scolaire”, c’est-à-dire augmenter au maximum la variation des niveaux scolaires au sein de chaque classe. Comment faire ? Ce n’est pas facile, car les bons élèves « hésitent » souvent à fréquenter les mauvais lycées. D’où la nécessité de les prendre un peu à la main…

C’est aussi une victoire pour les menteurs dans une branche de l’économie connue sous le nom d’« économie de l’éducation ». Prédictions aveugles de ceux qui y regardent de près mais strictement formellement. C’est une aristocratie d’intoxicants

Marion Ori

Une astuce se trouve ici. Très simple : diviser les différents collèges parisiens en trois catégories (« socialement préféré », « moyen »…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% pour le découvrir.

La liberté, c’est aussi d’aller au bout du débat.

Continuez à lire votre article pour 0,99 € le premier mois

Déjà inscrit? Se connecter

Leave a Reply

Your email address will not be published.