Le personnel de l’éducation en pleine agacement – Montage

Gouvernement d’Elizabeth Bornedossier

Selon la mesure annuelle d’éducation de l’Unsa, beaucoup aimeraient changer d’emploi et peu recommanderaient aux jeunes de suivre leurs traces. Le syndicat appelle le nouveau ministre, Bab Ndiaye, à “réformer les relations” avec les professionnels de ce domaine.

Rien d’étonnant, affirmation : Le personnel éducatif porte un regard de plus en plus négatif sur son métier au fil des années. Selon le dixième baromètre annuel de l’Unsa education, paru ce lundi, 92 % aiment leur profession, mais 22 % seulement la conseilleraient à un jeune, un chiffre en recul de 15 points par rapport à 2017. Ils ne sont que 16 % parmi les profs. Parmi les salariés, 29 % déclarent ne plus trouver de sens à leurs tâches, un chiffre en hausse de 8 points en cinq ans.

Au total, 42.836 personnes ont répondu à l’enquête de l’Unsa entre le 7 mars et le 7 avril, dont 67% d’enseignants. La grande majorité (93,8 %) est rattachée au ministère de l’Éducation nationale, une poignée (4,4 %) est rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le reste est rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports, ou à titre individuel.

Alors qu’en 2017, 42 % des répondants disaient se sentir valorisés et respectés dans leur pratique professionnelle, ils ne sont plus que 27 % aujourd’hui. “On a vraiment eu l’effet Blanquer” Frédéric Marchand, secrétaire général de l’éducation à l’Unsa. Durant le quinquennat précédent, profs, CPE, infirmières scolaires et autres accompagnantes d’élèves d’élèves en situation de handicap (AESH) n’ont en effet eu de cessé de dénoncer le mépris dont ils p esc de la denté mini la dentré ‘ Éducation nationale.’ “L’échelle montre qu’il est nécessaire de vraiment réparer la relation avec les employés et de refroidir les choses, plutôt que d’insister sur une logique autoritaire et descendante sur la manière de conduire le changement”, Commentaires de Frédéric Marchand.

Outre la méthode Jean-Michel Blanquer, 86% se disent en désaccord avec les choix politiques faits dans leur secteur d’activité. Il était de 67 % en 2017. Les salariés agréés par le ministère de l’Agriculture (dont sont issus les lycées agricoles) sont moins insatisfaits, à 70 %. Un ridiculement petit 1% des répondants mentionnent que “Le confort psychologique” Au moment de souligner les meilleurs mots qui caractérisent leur état d’esprit. A l’inverse, 58% parlent de fatigue, 30% de colère et 30% d’incertitude.

L’étude indique également que 38% sont prêts à changer de métier, tout en restant dans les lieux publics, et 29% sont prêts à se lancer dans le monde des affaires (il était de 19,4% en 2017). Les cadres sont les plus tentés par ces changements de cap : cela concerne 51 % des inspecteurs de l’éducation nationale (intervenant dans les lycées et lycées professionnels), 45 % des personnels d’encadrement (cadres, proviseurs, etc.) et 47 % des lycéens. Inspecteurs scolaires.

Sans surprise, alors qu’un enseignant débutant gagne 1,1 SMIC et que l’AESH (Etudiant Attaché Handicapé) gagne en moyenne 760 € du fait du travail à temps partiel qu’il a connu, 68% des sondés considèrent l’amélioration de leur pouvoir d’achat comme une priorité. Viennent ensuite la charge de travail (45 %, mais 65 % pour les chefs d’établissement) et les perspectives de carrière (41 %).

Signe de la frustration qui gagne dans le secteur, 30% des sondés n’attendent rien de ce nouveau quinquennat, marqué par l’arrivée de l’historien Bab Ndiaye au ministère de l’Education. « Il est urgent aujourd’hui que nous prenions le temps de nous connecter, de construire avec les employés, de les respecter dans leur métier et de les responsabiliser », Frédéric Marchand argumente.

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