Sondage d’opinion publique. Jean-Michel Blanquer a du fil à retordre dans sa circonscription de Laura

22h55, le 28 mai 2022

C’est une zone qui pourrait tomber aux mains de l’Assemblée nationale lors des élections législatives des 12 et 19 juin : la quatrième circonscription de Wart. Et ce, malgré la candidature de l’ancien ministre Macron Jean-Michel Blanquer, venu combattre l’extrême droite : “Je veux empêcher le radicalisme de dominer notre sphère politique.”, Confirme. Selon notre sondage Ifop-Fiducial pour JDD et Sud Radio, cette volonté pourrait être contrée : le représentant de Marine Le Pen, Thomas Ménagé, arrive en tête des intentions de vote au premier tour, avec 28 %.

Plus inquiétant encore pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale : avec 23 % de Loiretans disposés à le choisir, ses qualifications pour le second tour ne semblent pas acquises. Car le candidat de la Gauche unie, Bruno Nuten, a réuni 22% de l’électorat, une différence comprise dans la marge d’erreur… Pour un ancien recteur d’université sans lien avec la circonscription de Montargues, “C’est difficile à planter”, admet Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Qui se demande : Paye-t-il le prix de sa descente en parachute ou de son budget dans l’éducation nationale ? » Une partie de la réponse : le candidat de la majorité présidentielle ne séduit que 12 % des 35-49 ans, La génération avec le plus grand nombre de parents d’élèves. Au sein de cette catégorie, il est largement devancé par le RN, avec 33 %, et la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), qui recueille 32 % des intentions de vote. Jean-Michel Blanquer a atteint de justesse le niveau le plus bas d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle (24,97%). Il échouerait également à rassembler des électeurs pour la candidate d’En Marche en 2017, Mélusine Harlé : seuls 55 % d’entre eux voteraient pour l’ancien ministre, contre 20 % pour les Newbies et 13 % pour le Parti républicain.

Lire aussi – Législatives : dans l’Essonne, la ministre Amélie de Montchalin jugée opposante à l’ancien député PS Jérôme Guedge

50-50

D’où l’incertitude qui plane sur l’issue du second tour. Le duel Ménagé-Blanquer se déroule à 50-50. A gauche, le candidat républicain recueille 52% des suffrages. Le candidat préféré à ce scrutin peut également bénéficier de la réserve de vote. Alexandre Koinacchi, le représentant d’Eric Zemmour dont l’identité a été dévoilée après le scrutin, recueille 4% des intentions de vote. et Olivier Rohout, ex-gilet jaune, devenu une figure du mouvement anti-risque sanitaire et connu des téléspectateurs de Cyril Hanoun sous le nom d’Olive Olive, avec 2%. Dans cette région, Marine Le Pen s’est classée première (32,65%) et deuxième tour (52%) de l’élection présidentielle. “C’est la région la plus orientale de la province, la plus éloignée d’Orléans, Jean-Michel Blanquer décrit. Les habitants peuvent se sentir dans l’angle mort des politiques publiques, abandonnés. » Pour Thomas Minaj, “Les gens sont fiers du résultat et de la campagne de Marine Le Pen”Contrairement à 2017, où une dispute ratée entre les deux tours a conduit au limogeage de ses électeurs, estime-t-il.

Lire aussi – Avant les législatives, Emmanuel Macron adopte la stratégie du profil bas

Le RN pourrait donc s’emparer de ces terres que la droite détient depuis six décennies. D’autant que le député républicain sortant, Jean-Pierre Doré, a choisi de ne pas se représenter après vingt ans au pouvoir et que son successeur, Ariel Levy, ne semble pas en mesure de perpétuer cette tradition : 12 % de ses intentions de vote le placent bien en deçà de les trois premiers. De quoi un candidat Macaron peut-il bénéficier ? Pour Frédéric Dabi, “La bouée de sauvetage de Jean-Michel Blanquer pourrait être un vote de droite bénéfique pour éviter le RN et la gauche.”

Leave a Reply

Your email address will not be published.