Plus de 4 milliards de dirhams pour le programme de formation des enseignants

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, lundi 13 juin à Rabat, la cérémonie de signature d’un accord-cadre portant sur la mise en œuvre d’un programme de formation des enseignants du primaire et du secondaire à l’horizon 2025.

Ce programme a été signé entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports et le ministère de l’Économie et des Finances, dans le cadre de la réforme de l’éducation au Maroc.

C’est une étape de plus pour améliorer la qualité de l’enseignement qui touche cette fois la composante : l’enseignant. Cela comprend la création d’une nouvelle infrastructure de formation, s’étalant sur cinq ans, au cours de laquelle des formations seront dispensées dans trois domaines complémentaires.

“Il faut du temps pour bien former l’enseignant car le but est d’en faire un expert de l’enseignement et un expert de son métier”, explique une source proche du dossier. Le système actuel est basé sur les recrues de la licence générale pour qui l’enseignement est un choix par défaut. Leur période de formation, en effet, n’excède pas 7 mois au niveau des Centres régionaux d’enseignement et de formation des métiers (CERMEF) avant d’intégrer les classes », poursuit notre source.

Cursus intégré sur 5 ans

Le Ministère propose une nouvelle structure de formation en cycle intégré de 5 ans avec trois domaines de formation :

Licence : Formation de base aux cursus de licence d’enseignement dans les établissements universitaires spécialisés.

– CRMEF : qualification professionnelle dans les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation ;

– Milieu professionnel : formation au sein d’établissements d’enseignement.

Nous visons à intégrer la majorité des futurs enseignants du bac dans une licence d’enseignement en 3 ans où ils bénéficient d’une formation académique autour du métier d’enseignant. Cette formation de niveau CRMEF pour une qualification professionnelle dure 8 mois. Enfin, ils passent en période de stage où ils sont encadrés pendant un an où ils continuent à les accompagner”, explique notre source.

Derrière ce changement majeur, le ministère vise un objectif précis qui fait l’objet de l’accord-cadre signé lundi : faire passer le pourcentage d’élèves entrant au CRMEF à partir des licences d’enseignement de 4 % aujourd’hui à 80 % en 2025.

D’ici 2025/2026, le ministère espère faire passer le nombre d’étudiants pendant les trois années de licence de 8 000 (actuellement) à 50 000.

La réforme a également un objectif précis. « La qualité de cette formation sera améliorée en revoyant le contenu, en formant les formateurs et en créant un institut pédagogique », nous a-t-on dit.

Une allocation de 1000 dirhams pour les étudiants en formation de base

L’attractivité du secteur sera améliorée en renforçant la sélection initiale. Il sera intégré à la Plateforme des Filières à Accès Réglementé.

Le budget alloué à la réforme est de plus de 4 milliards de dirhams sur 5 ans. La moitié de ce budget est affectée à la création d’une allocation de 1 000 dirhams/mois pour tous les élèves qui entrent dans la filière dès la première année après le baccalauréat.

« Il ne s’agit pas d’une bourse, mais plutôt d’une compensation pour un travail éducatif en milieu scolaire (soutien scolaire, activité périscolaire, etc.), nous dit-on.

Le reste du budget servira au recrutement et à la construction en vue de soutenir le nouveau dispositif de formation initiale des enseignants qui sera quintuplé d’ici 2025.

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