Canicule et Baccalauréat français : A Montpellier, les lycéens face à une double épreuve

Jeudi 16 avril, les élèves des premières stations publiques et technologiques passent l’épreuve attendue du Baccalauréat français. Dans un lycée de Montpellier, beaucoup d’élèves redoutent l’exercice qui a la particularité de se dérouler en pleine canicule.

A Montpellier, devant la cour du lycée Joffre, les visages juvéniles se rassemblent. En quelques minutes, l’allée menant de l’école à la place Charles de Gaulle se remplit.

Il est 13 h 20. “J’avoue que j’ai une boule au ventre qui commence à se voir”, raconte Paul Gavard, étudiant en première année. Et pour une bonne raison. Le jeudi 16 juin, les élèves de première année des filières générales et technologiques passeront les épreuves écrites du Baccalauréat français.

Les élèves de la classe générale ont le choix entre un commentaire de texte et un essai. Pour ceux inscrits dans le secteur technologique, il s’agit d’un commentaire dirigé ou d’une abréviation du texte suivi d’un essai sur les enjeux de « La littérature des idées du XVIe au XVIIIe siècle ».

“Je suis venu en haut du réservoir”

A Montpellier, comme partout en France, l’événement dure quatre heures de 14h à 18h. “J’ai bien vérifié mais j’avoue que je me suis concentré sur le commentaire du texte”, admet le jeune de 17 ans. J’ai poussé un bob sur sa tête, alors qu’il s’apprête à passer ce test malgré la chaleur de 32°C qui sévit à Montpellier.

La ville connaît un épisode de fortes chaleurs et les lycéens doivent s’adapter à cet événement météorologique. “C’est pourquoi j’ai imaginé un débardeur”, déclare Paul Gavard à propos de ses vêtements. Avec la canicule, il décide de s’armer au maximum pour passer le bac français. “J’ai pris deux bouteilles d’eau et un vaporisateur”, espère-t-il avec confiance.

“On fait le test quand il fait chaud, on se sent fatigué”

“Ça joue sur le moral et la santé physique”, explique Omaima bin Muammar. “On passe le test quand il fait chaud, on est fatigué”, avoue cet élève de 17 ans. Qui rêve d’être interprète regrette qu’il n’y ait pas de “climatiseur” dans la pièce où vous avez l’intention de passer l’examen.

“Il y a effectivement une canicule mais ça reste vivable”, a cependant déclaré Nicolas Carlier. Un élève de 1ere7, essayant de rester concentré sur l’épreuve mais espérant néanmoins que la canicule sera une raison pour rendre les candidats tolérants : “Honnêtement, si l’école arrangeait un peu les notes, je serais content”, déclare-t-il – il sourit.

Au fur et à mesure que l’horloge tourne, des inquiétudes apparaissent. “Je me sens nerveux comme beaucoup de gens ici”, déclare Omaima Benamar. Concept. L’examen du Baccalauréat français s’est ajouté à la canicule.

L’occasion de souhaiter à tous les bacheliers, comme le dit un élève de la périphérie de l’école, « s’inscrire dans la bonne matière ».

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