Les enseignants face à une majorité libérale

Une couverture sans couverture. Les résultats des élections législatives marquent un glissement vers la droite de la majorité. Pourtant, s’il est un domaine, de 2017 à 2022, sur lequel la majorité présidentielle et les républicains en général s’accordent, c’est bien l’éducation. Pour l’école, la continuité blancourienne s’annonce. Les réformes annoncées par le président de la République, avec prudence et sans trop de détails, ont la même source d’inspiration qu’envisageait le candidat républicain, Valery Pecres. L’affaire sur ce terrain est facile à construire. Sauf sur un point : ce que représente Pap Ndiaye. L’ouverture idéologique à gauche qu’il incarne est déjà dépassée.

Vers une mise à jour politique et budgétaire

A l’issue des élections législatives, une nouvelle période politique s’ouvre. Elle sera marquée par une période temporaire pendant laquelle le gouvernement poursuivra avant la réorganisation probable de cet été. Une nouvelle majorité doit apparaître. Elle doit prendre la forme d’une alliance, formelle ou circonstancielle, entre ensemble, la coalition présidentielle, et Les Républicains.

Cette nouvelle période devrait également conduire à une mise à jour des programmes politiques. Entre le moment où la loterie a eu lieu et la fin de la période électorale, il s’est passé beaucoup de choses. En particulier, les prévisions économiques, faites avant la prolongation de la guerre en Ukraine, sont devenues obsolètes. Nous savons que la croissance économique atteindra la moitié de sa vigueur prévue et, par conséquent, les prévisions budgétaires doivent être mises à jour. La « rigueur » de l’épargne budgétaire risque de revenir dans le discours officiel.

liés à l’éducation. A la fois parce que c’est un secteur où les attentes des salariés sont fortes. Et aussi, à l’inverse, parce que la régression démographique indique une probabilité de moindre dépense. A l’horizon du quinquennat, environ 10% du budget de l’éducation nationale, soit 6 milliards, pourraient être récupérés. C’est déjà l’objet d’une réflexion politique, comme le montre Rapport Longuet.

Application rapide de la nouvelle direction générale

Que signifie l’alliance “Ensemble – LR” pour l’éducation civique ? Les deux programmes politiques par Emmanuel Macron et d’autres par Valérie Pecres Proche.

Le premier point commun est l’indépendance des établissements et le renforcement des pouvoirs des directeurs et chefs d’établissements. C’est la base de la Nouvelle Administration Publique (NMP), une orthodoxie politique qui s’est déjà imposée dans une grande partie des pays occidentaux. Valérie Pécresse voulait des “établissements publics expérimentaux”, la version publique des établissements sous contrat français et la version française pour les écoles indépendantes ou les académies anglo-saxonnes. Dans ces écoles publiques gérées comme des écoles privées, le directeur sélectionne ses enseignants et les rémunère au mérite. C’est aussi ce qu’E Macron a annoncé à Marseille avec des contrats signés avec des institutions. Ce système permet, dans les deux cas, de remplacer l’éducation prioritaire par des contrats locaux, c’est-à-dire de redistribuer ces moyens à d’autres établissements ou à d’autres ministères.

Un nouveau métier d’enseignant

Concernant les enseignants, E. Macon a annoncé la généralisation de la sélection des enseignants par les directeurs et chefs d’établissements. Il a également promis de conclure une “nouvelle charte” qui permettrait le paiement de salaires personnels sur la base du mérite là où des règles nationales existent actuellement. Cela correspond parfaitement à ce que V Pécresse ou le rapport Longuet souhaitaient récemment. Ce rapport, adopté par la commission des finances, rejoint les attentes de la majorité de droite au Sénat.

Nous n’étions pas sûrs que E Macron irait jusqu’à remettre en cause le rôle de la concurrence. La situation politique va permettre d’aller au-delà de ce que GM Blanquer a conçu et lui a permis de mettre en place : séparer le succès en compétition de la tâche. Comme dans la fonction publique régionale, ou pour les enseignants du secteur privé, et pour les enseignants anglais ou américains, la réussite aux concours ne donne pas un emploi. Vous devez ensuite trouver le directeur de l’école qui vous acceptera. Le fait que la compétition se déroule en fin de Masters 2 l’a aussi permis.

LP et collège

Il y a aussi une similitude dans les programmes liés à l’avenir du lycée professionnel. Les deux programmes veulent connecter davantage les LP avec les entreprises locales et augmenter les périodes de formation en cours d’emploi. La droite voulait déplacer les vinyles vers les régions. Ensemble, ils l’ont vue à la place du MOL. L’avenir du parcours professionnel en formation générale peut être remis en cause.

Il y a encore des points communs au collège. V Pécresse voulait des concours d’entrée et des établissements d’accueil. E Macron a annoncé le bilan et la réorganisation de la sixième sans être plus précis.

Quel ministre pour cette nouvelle majorité ?

Dans la période intérimaire qui s’ouvre aujourd’hui, la majorité et les politiques seront modifiées. En toile de fond, la coordination à la française de la nouvelle administration publique. La coalition devra trouver un moyen d’accepter une nouvelle profession enseignante que les conservateurs attendent depuis des années.

Le modèle peut également changer. Le parti présidentiel doit prendre des engagements idéologiques. L’ouverture idéologique qui personnalise Pap Ndiaye. Un personnage moralement attaché aux valeurs de gauche peut être accepté par une administration conservatrice à condition qu’une base pour qu’un accord avec les syndicats d’enseignants soit trouvé sur les valeurs et les salaires. Ce scénario est-il en ligne avec la future alliance en termes de salaire et de valeurs ? Il semble obsolète.

La période qui s’ouvrira verra des tentatives de réforme profonde du système éducatif et du statut des enseignants. De vagues promesses ne devraient pas affecter de manière significative le nouvel équilibre politique et la budgétisation. 2022, année des élections professionnelles pour l’Education nationale, la tentation de diviser les personnels de l’éducation sera forte. Cependant, la génération actuelle d’enseignants détient, plus que toute autre, l’avenir de la profession et de l’école.

François Jarrod

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