Bab Ndiaye, ni en rupture ni en continuité…

Le premier Conseil de l’enseignement supérieur s’est tenu le 20 juin en présence de Bab Ndiaye. Le ministre de l’Éducation nationale n’a pas précisé sa position. Alors que l’école apparaît désorganisée et en partie sur les 5 ans de service de Blanquer, Pap Ndiaye reste à l’écart des critiques et de la pleine approbation de son prédécesseur. A la question de l’augmentation des salaires des salariés, il répond avec intérêt en l’observant dans la société. Bab Ndiaye écoute. Et c’est tout.

Continuité et inflexion

Donnons-lui du respect pour les syndicats. Pendant plus de deux heures, le 20 juin, le ministre de l’Éducation nationale a écouté les déclarations des différents syndicats.

“Dès le début, il a dit qu’il fallait effacer l’opposition simpliste avec J. du Snes Fsu. Si le ministre valorise le CSE, il ne dit pas qu’il écoutera son point de vue.”

Il n’y a pas d’obligations particulières

Marchand dit de la réévaluation, “Il n’est pas entré dans les détails.” « Il parlait essentiellement de la nécessité pour les enseignants d’être mieux considérés dans la société et qu’il partirait de là », explique G Le Paih.

Sur la concertation qui se tiendra à la rentrée, le ministre a précisé qu’il ne s’agirait pas d’une concertation au Grenelle mais plutôt d’une concertation dans les établissements pour favoriser la réussite de tous les élèves et lutter contre les inégalités sociales”, explique F Marchand. Nous ne croyons pas à la concertation prévue à la rentrée. Nous avons insisté sur la nécessité d’un budget collectif pour redonner de l’attractivité au métier d’enseignant », précise J. Le Bei.

Quelle confiance ?

« Nous voulions revenir sur la question de la confiance perdue au cours du quinquennat précédent, nous raconte Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education. « Nous nous sommes appuyés sur les résultats du Baromètre Unsa pour souligner la nécessité de réformer l’engagement auprès des salariés et de la communauté éducative. L’Unsa est également intervenue dans le dossier de la revalorisation, notamment du dirham émirien, du personnel de l’ITRF et des catégories B et C pour le ministère. Nous avons demandé le maintien de commissions de suivi de la réforme du secondaire et du baccalauréat.

“Nous avons indiqué qu’après les élections des parlementaires ils peuvent relever les attentes sociales des salariés au Parlement afin de réévaluer la monnaie sans contrepartie”, explique Guinel Le Payet. Le Snes Fsu est également intervenu sur le dossier des retraites pour rappeler que le métier d’enseignant est stressant et que la fin du métier doit être aménagée. La Fédération a également souligné la question des bâtiments scolaires.

Écoutez mais pour quoi ?

Marchand dit: “Il a entendu des notes sur le fait de ne pas suivre uniquement les bases et qu’il a entendu parler des risques environnementaux et démocratiques à l’école.” Sur l’expérience marseillaise, P Ndiaye a souligné qu’il ne voulait pas éditer l’école et diffuser une copie du Modèle marseillais mais l’adapter.

Marchand dit : « Il y a une volonté d’apparaître dans le dialogue et d’écouter. Il n’y a pas de volonté de chercher des divisions. “Il est à l’écoute et fait preuve d’empathie pour la profession. Mais nous avons besoin de réponses précises.”

Guinel Le Pays a quitté le premier Conseil de l’enseignement supérieur (CSE) avec Pap Ndiaye se sentant ministre non engagé. “Il semblait attentif et voulait comprendre les enjeux des différentes organisations qui existaient”, raconte G Le Paih. “Il a écouté les déclarations, mais sa réponse a été préparée à l’avance”, a-t-il ajouté.

Interview de François Jarro

Annonce de l’éducation de l’Unsa

Déclaration Snes Fsu .

Leave a Reply

Your email address will not be published.